Adhésion

RGC
Open menu

Racheter ses pêchés pour sauver des vies :

les indulgences pour la rédemption des captifs en Méditerranée (1737)

Le document présenté en ce mois de février est un mandement de l’évêque et seigneur de Saint-Flour, Joachim-Joseph d’Estaing en date du 13 août 1737. C’est à dire une instruction religieuse, destinée à l’ensemble des membres et fidèles de son diocèse, par laquelle il autorise Guillaume Cebiel, habitant de Saint-Flour à « recevoir et ramasser les Aumônes qui seront faites par les fidèles de notre diocèse pour la Rédemption des Fidèles Captifs parmy les Infidèles ». Le dit Cebiel est commissionné à cet effet par le révérend père Claude de Massac, général de l’ordre de la Très Sainte Trinité et de la Rédemption des Captifs, aussi dénommé ordre des Trinitaires ou Mathurins. Cet ordre, fondé en 1194 par les Français saint Jean de Matha et saint Félix de Valois et approuvé en 1198 par le pape Innocent III, a pour but de racheter les chrétiens captifs des mercenaires musulmans. ......[Lire la suite]


Il y a cent ans, le 9 mai 1911, Monseigneur Lecoeur partait de Mourjou pour aller confirmer à la Bécarie, commune de Cassaniouze, la dernière famille des Enfarinés, ce qui mettait fin au schisme anticoncordataire de la « petite église » du Rouergue dans cette région.
Ce schisme, né au moment du Concordat de 1801, eut pour origine le refus de plusieurs évêques français de se démettre de leurs sièges comme le leur demandait le pape Pie VII. Ce désir du pape était motivé par la nécessité de donner au pays un épiscopat neuf sans attache avec l'Ancien Régime, comme le demandait Bonaparte.Parmi les opposants, il y avait l'évêque de Rodez, Mgr Seigneley Colbert. Beaucoup de ses diocésains lui demeurèrent fidèles et le suivirent dans le schisme, de sorte que plusieurs paroisses de l'Aveyron refusèrent de reconnaître le nouvel évêque. Parmi ces paroisses, il faut citer Notre-Dame d'Aynès et Grand-Vabre, limitrophes de Cassaniouze et Vieillevie. Le Lot qui sépare les deux départements n'empêche pas les idées anticoncordataires de se répandre et quatre paroisses au moins, de la Châtaigneraie adhérèrent au schisme: Cassaniouze, Vieillevie, Ladinhac, Saint-Projet. Disons en passant que d'autres localités du Cantal eurent aussi leur "petite église", par exemple Saint-Illide dans le canton de Saint-Cernin.

Les adeptes de la « Petite Eglise » étaient surnommés "les Enfarinés", parce qu'ils portaient les cheveux longs, comme bien des gens avant la révolution, et qu'ils les poudraient avec de la poudre de riz ou plus simplement avec de la farine.

De nombreuses traces subsistent aujourd'hui : A Cassaniouze, une randonnée est organisée chaque printemps avec ce titre, traversant le domaine de La Bécarie ; dans la chapelle du clocher, des reliques sont bien conservées.

Un roman, des thèses, des témoignages... Une journée de commémoration à Mourjou puis à Cassaniouze se déroulera le 7 mai 2011, elle permettra de faire le point sur ce qui a été raconté, étudié, écrit...
Une série de conférences est organisée à Mourjou à 10 heures en la présence d'Edouard Bouyé directeur des Archives départementales, Jean Paul Desprat, écrivain et auteur du roman « Les Enfarinés » et Benoit Petit sociologue des Religions. Après le déjeuner (réservation obligatoire avant le 2 mai), une visite suivra à la Bécarie dans la demeure de la dernière famille d'Enfarinés de Cassaniouze.

Cette manifestation est organisée par l'association « Vivre en Châtaigneraie ».
Vous pouvez également prendre connaissance de la réédition du livre du curé Gibial dans nos dossiers - Histoire de la Petite Eglise de Cassaniouze.



  Programme

 

Venir nous voir

Image aléatoire

À chaque nouveau chargement de cette page est affichée aléatoirement une image différente tirée de notre stock de photos du Cantal

Cliquer sur l'image pour l'agrandir