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Un curieux faux en écriture: fraude à l'état civil en l'an IV

L’état civil revêt une fonction essentielle puisqu’il permet d’établir l’identité juridique d’une personne. En France, les premiers registres d’état civil datent de 1792 et font suite aux anciens registres paroissiaux tenus par les curés dans chaque paroisse et servant à consigner les actes de baptêmes, mariages et sépultures. Un décret de l'Assemblée nationale du 20 septembre 1792 définit un nouveau "mode de constater l'état civil des citoyens", quelle que soit leur religion, et substitue aux registres paroissiaux des registres civils. Dans chaque commune, les registres civils sont tenus par des officiers d'état civil désignés par le conseil général de la commune parmi ses membres. Il s’agit désormais d’enregistrer les actes de naissances, mariages et décès. Mis en avant ce mois-ci, le registre des actes de naissances de la commune d’Aurillac, pour l’an IV, présente une ......[Lire la suite]


Il y a cent ans, le 9 mai 1911, Monseigneur Lecoeur partait de Mourjou pour aller confirmer à la Bécarie, commune de Cassaniouze, la dernière famille des Enfarinés, ce qui mettait fin au schisme anticoncordataire de la « petite église » du Rouergue dans cette région.
Ce schisme, né au moment du Concordat de 1801, eut pour origine le refus de plusieurs évêques français de se démettre de leurs sièges comme le leur demandait le pape Pie VII. Ce désir du pape était motivé par la nécessité de donner au pays un épiscopat neuf sans attache avec l'Ancien Régime, comme le demandait Bonaparte.Parmi les opposants, il y avait l'évêque de Rodez, Mgr Seigneley Colbert. Beaucoup de ses diocésains lui demeurèrent fidèles et le suivirent dans le schisme, de sorte que plusieurs paroisses de l'Aveyron refusèrent de reconnaître le nouvel évêque. Parmi ces paroisses, il faut citer Notre-Dame d'Aynès et Grand-Vabre, limitrophes de Cassaniouze et Vieillevie. Le Lot qui sépare les deux départements n'empêche pas les idées anticoncordataires de se répandre et quatre paroisses au moins, de la Châtaigneraie adhérèrent au schisme: Cassaniouze, Vieillevie, Ladinhac, Saint-Projet. Disons en passant que d'autres localités du Cantal eurent aussi leur "petite église", par exemple Saint-Illide dans le canton de Saint-Cernin.

Les adeptes de la « Petite Eglise » étaient surnommés "les Enfarinés", parce qu'ils portaient les cheveux longs, comme bien des gens avant la révolution, et qu'ils les poudraient avec de la poudre de riz ou plus simplement avec de la farine.

De nombreuses traces subsistent aujourd'hui : A Cassaniouze, une randonnée est organisée chaque printemps avec ce titre, traversant le domaine de La Bécarie ; dans la chapelle du clocher, des reliques sont bien conservées.

Un roman, des thèses, des témoignages... Une journée de commémoration à Mourjou puis à Cassaniouze se déroulera le 7 mai 2011, elle permettra de faire le point sur ce qui a été raconté, étudié, écrit...
Une série de conférences est organisée à Mourjou à 10 heures en la présence d'Edouard Bouyé directeur des Archives départementales, Jean Paul Desprat, écrivain et auteur du roman « Les Enfarinés » et Benoit Petit sociologue des Religions. Après le déjeuner (réservation obligatoire avant le 2 mai), une visite suivra à la Bécarie dans la demeure de la dernière famille d'Enfarinés de Cassaniouze.

Cette manifestation est organisée par l'association « Vivre en Châtaigneraie ».
Vous pouvez également prendre connaissance de la réédition du livre du curé Gibial dans nos dossiers - Histoire de la Petite Eglise de Cassaniouze.



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