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"Priser, fumer, chiquer": éloge poétique du tabac au XIXème siècle

Longtemps passé inaperçu au sein de la bibliothèque des Archives du Cantal, se cachait un petit livret au titre intriguant : « La Tabacoïde ». Il s’agit d’un poème de onze pages, composé en 1830, par un certain Guignolet-Pancrace Fusin. Nous ne savons presque rien de cet auteur qui se présente comme tabacophile et débitant de tabac, et œuvrant très certainement sous un pseudonyme. Le texte a été imprimé et publié par Auguste Veysset, imprimeur-libraire à Clermont-Ferrand. De plus, l’auteur évoque la rivière Allier dans une strophe de son poème. Il est donc fort possible qu’il s’agisse d’un buraliste de la région de  ......[Lire la suite]

Iconographie symbolique très spécifique représentant la signature des «Compagnons passants tailleurs de pierre». Il s’agit du monogramme IHS , entrelacé et stylisé représentant le nom de Jésus, écrit en grec IH-SOUS,ou en latin Iesus Hominum Salvator, Jésus Sauveur de l’Humanité. Ignace de Loyola constitua le sceau des Jésuites à partir de ces trois lettres et de manière totalement identique. A noter que ce logo marque aussi une propriété des Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem (les Hospitaliers) où de passage ils avaient l'habitude d'être accueillis.    
Peu de villes possèdent un tel sigle, que l’on retrouve parfois sur des tombes ; il marque l’esprit très christique des compagnons, des Jésuites et des Hospitaliers.
(dépôt et analyse par Pascale Martin)
Les compagnons habitaient cette maison lorsqu'ils ont construit "la maison consulaire", où ils ont là aussi laissé des messages. Le "cochon pendu", sculpté sur la façade, signifie que le "compagnon passant tailleur de pierre" n'avait pas été payé à la mesure de la tâche exécutée et mettait en garde le futur tâcheron susceptible de s' aventurer sur ledit chantier.
A l'intérieur du bâtiment sur un linteau il y a deux mains qui se serrent, mettant en exergue le fait que la solidarité compagnonique avait joué suite à un accident sur chantier.
Il y a là aussi une autre signification symbolique, étroitement liée aux signes de reconnaissances des "guildes". Comme on le sait le compagnonnage fut à l'origine du système mutualiste que nous connaissons encore aujourd'hui. Les compagnons qui avaient crée les premières sociétés organisées, prémices du syndicalisme à venir furent mis au ban de la société. Ces hommes clamaient leur liberté à tout va, la boucle d'oreille, côté gauche symbolisait cette liberté. Ils vaquaient de ville en ville à la quête de travail et propageaient une image de liberté qui pouvait faire des émules dans cette Europe moyenâgeuse d'où la méfiance qu'ils pouvaient engendrer auprès des autorités.
Dans un premier temps celles ci n'osèrent pas s'opposer au compagnonnage car ces hommes représentaient avant tout les constructeurs de cathédrales. Dans toutes les sociétés les hommes qui construisent la maison de Dieu imposent le respect, ( voir les divers textes de la Bible), enfin les compagnons avaient une démarche christique très forte. Lorsque les autorités politiques ou religieuses arrivaient à les chasser, leurs maisons étaient données aux hospitaliers de Saint-Jean. Voilà quelque peu synthétisée l'histoire de cette maison et du sigle frappé sur le linteau. (analyse de Charly Curot)

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